16.03.2008
Une fois n'est pas coutume
Et surtout parce que j'ai la flemme d'écrire ce week-end ,voilà une petite vidéo qui moi ,perso,m'a bien fait rire...Surtout, regardez bien jusqu'au bout car le meilleur est toujours pour la fin!
Enjoy....
http://www.dailymotion.com/video/x4hcxq_nouvos-mos-de-nik...
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14.03.2008
L'habit ne fait pas le moine..
Aujourd’hui, étant donné que je n’avais qu’une heure de cours (les 3ème sont libérés cet aprem) je me suis dit que je n’aurai rien de drôle à raconter…Et ben non ! Faut croire que mes élèves veulent contribuer efficacement à mes récits journaliers et qu’ils se donnent beaucoup de mal pour créer des évènements dignes de narration. Et là je voudrais saluer ma petite M. qui a contribué activement à l’anecdote du jour.
Mais commençons par le commencement : imaginez L., prof de svt, arpentant les couloirs avec la motivation qui caractérise un prof un vendredi, veille de week-end, et qui est pressé de rejoindre ses élèves afin de leur expliquer le système respiratoire et tordre le cou à certaines idées reçues : oui il y’a la trachée mais les petites ramifications qui suivent sont des bronchioles et non pas des « tranchettes » (véridique…). Bref, L. se dirige donc vers sa salle et que voit-il donc par terre ?..J’te le donne dans le mille : un jean ! (à prononcer un « djiin » et non pas Jean le prénom). Un jean de fille savamment déchiré à des endroits stratégiques (fesses entre autre) et à l’intérieur des poches un portable et un briquet. Evidemment, L. est déconcerté, se demande que fait ce jean par terre mais surtout ce qui l’inquiète le plus c’est de se dire qu’il y a une gamine qui se ballade avec pour seule tenue des converses roses et un string à paillettes et que personne ne l’aurait vu ? Ebullition entre les profs, on cherche une élève à moitié à poil quand soudain la « Eve » qu’on attendait tous apparaît (mais sans feuille de vigne entre les jambes) vêtue d’un autre jean (pas déchiré celui-là). Elle rentre dans le bureau de la cpe et réclame à corps et à cris qu’on lui rende son portable sans se soucier de remercier Laurent de l’avoir retrouvé !..
Maintenant cherchons à comprendre ce qui s’est passé : en réalité M (élève de 3ème) change de tenue au collège, dans les toilettes. Un classique me direz-vous. Sauf que d’habitude les élèves qui font ça partent de chez eux avec une tenue « correcte » et se mettent une tenue un peu plus osée au collège…Et ben M. non ! Elle part de chez elle avec un jean tout déchiré pour que tous les jeunes du village la regardent puis elle se change aux toilettes et à la fin de la journée elle remet son jean troué et traîne devant le lycée qui se trouve juste à côté du collège…Maintenant, papa M. et maman M doivent venir récupérer la tenue et le portable de leur fille (les portables étant interdits dans l’établissement).
Sinon, les profs de français se sont distribués les copies d’hier entre eux alors Rimbaud m’a laissé jeter un nouveau coup d’œil et revoilà quelques perles : « il s’enhalla », « il bésa la tête » (en réalité c’était « baissa ») et pour finir ce qui m’a fait piquer un fou rire « dit t-il de un thon grave »….j’les adore J
15:03 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.03.2008
brevet blanc oblige...
Comme aujourd’hui j’étais essentiellement de surveillance de l’épreuve de français du brevet blanc, j’ai relevé, en ramassant les copies, quelques perles de la dictée et de la rédaction ( pour votre plus grand plaisir à tous).
Grâce à la dictée, j’ai découvert de nouveaux mots ou de nouveaux verbes de la langue française qui jusqu’alors m’étaient entièrement inconnus. Exemples : « il s’ennala », « il ramaça son sac », « un regard humilier » et le meilleur pour la fin « un regard défroid » (je pense que « d’effroi » aurait été plus juste, mais bon c’est eux qui passent le brevet donc ils doivent mieux s’y connaître que moi en orthographe.)
Pour l’épreuve de rédac, c’était un sujet sur les Misérables et ils devaient inventer un dialogue entre l’aubergiste ( Jacquin) et sa femme au sujet de Jean Valjean.
Certains, sûrement dans un souci de crédibilité de leur dialogue, ont décidé de donner un prénom à la femme de l’aubergiste, mais quel prénom choisir ? Pour cela, mettons nous dans la tête d’un ado de 14 ans pendant quelques secondes … « l’ôt’e bouffon y s’appelle Jaqcuin..té je vé faire de l’humour , je vais l’appeler Jacqueline sa tepu…wech tro bonne idée…j’y fé de l’humour o prof et comme aç il verra pa mé fotes !! » Sauf que dans la salle où je surveillais (45 élèves) sont quand même un paquet à avoir eu la même idée..avec une variante pour une élève « Jacquilline »..le plus inquiétant, c’est que je pense sincèrement qu’elle pense que ça s’écrit comme ça..Sinon, voilà quelques perles aperçues au hasard de quelques copies (mais toujours véridiques.. ) : « la nuit faisait sombre.. », « Jaqcuin s’interrompa est dit », « tu aurait vue avec quelle fasson… », « Jean Valjean attrapit » et pour finir voilà comment une élève a cru bon de terminer sa rédac’ : « l’erreur n’ait t-elle pas humaine ? »…voilà qui résume bien la situation !
Petite pensée émue pour mes collègues de français pour qui ça doit pas être facile tous les jours… J
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